L’eau, ressource commune
Les pics de chaleurs que nous avons connus en cette fin de printemps n’étaient pas encore arrivés que nous avions déjà, au sein du comité d’organisation de Lurrama, choisit d’approfondir la thématique de l’eau à l’édition 2026. Il va sans dire qu’en cette année exceptionnellement chaude, le thème retenu risque d’attirer un public qui aura soif de débattre et de s’informer !
L’actualité météorologique de ces dernières semaines, les alertes sur les dangers du changement climatique de ces dernières années et les prévisions sombres pour l’avenir nous obligent à nous regrouper et à réfléchir collectivement sur l’utilisation et la gestion de cette ressource rare et précieuse qu’est l’eau.
L’eau douce, qui est vitale pour tout être terrestre, représente seulement 1% de l’ensemble de l’eau présent sur terre. Globalement, son volume ne varie pas mais son cycle, à l’instar du réchauffement climatique, s’accélère. Elle deviendra donc moins régulière, plus soudaine et plus violente lorsqu’elle tombera du ciel et s’évacuera plus vite vers les océans.
Les modes de consommation et d’utilisation, qui étaient relativement faciles jusqu’à présent, se compliqueront dans l’avenir. Or, avec la raréfaction ou l’instabilité de l’accès a l’eau, la demande augmente.
Les puissants de ce monde essayent de s’en accaparer, tant qu’il y en a, dans une posture égoïste et court-termiste. Ce type d’attitude est observable dans l’ensemble de la société et des secteurs : tant sur le marché des piscines qui explose chez les particuliers que chez les céréaliers exportateurs qui mettent la main sur l’eau des nappes phréatiques pour remplir leurs méga-bassines.

Il faut espérer que ces comportements ne soient que des soubresauts, des réflexes, tentatives de la dernière chance, avant un changement, certainement forcé, radical.
Car, la demande ne correspond pas toujours au besoin. Lorsque les rivières sèchent, que les sources se tarissent, que des maisons ou villages ne sont plus approvisionnés en eau du réseau, quand l’eau de consommation est polluée… le nettoyage de la voiture ou du tracteur peut attendre.
Certains besoins sont vitaux alors que d’autres sont secondaires. La multinationale Coca Cola a de très grand besoin en eau. Mais, boire du Coca Cola, contrairement à l’eau, n’est pas vital!
Il est obligatoire de hiérarchiser, de prioriser les utilisations et de faire respecter les règles en suivant la voie de la justice sociale et du respect du vivant.
Le cycle de l’eau a également ses règles et son importance sur terre. Il nous faut, en tant qu’habitant de la planète terre, réapprendre à vivre en phase avec la nature. Apprendre à s’adapter, intelligemment et avec bon sens, au changement climatique en court et instaurer des modes de vie et de pratiques en consommation d’eau plus sobres et plus durables.
Au niveau agricole, l’agriculture paysanne entre dans ce cadre. En s’efforçant de faire vivre des fermes à taille humaine, intégrées et en lien avec leur environnement, produisant une alimentation de qualité pour les habitants du territoire, ce modèle d’agriculture mérite d’être encouragé et développé pour faire face aux défis qui nous attendent.
C’est avec l’angle d’attaque de « L’eau, ressource commune » que nous approfondirons le thème de l’eau cette année. Vous trouverez ci-après, la déclinaison du sujet en différentes conférences et tables rondes.
