Sud Ouest
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Olivier Bonnefon
En ce dimanche après-midi, la pluie s'est arrêtée et la foule se presse à la Halle d'Iraty de Biarritz, où se tient le salon Lurrama, la ferme du Pays basque.

Vers 15 heures, il était très difficile de trouver une place de stationnement autour du parc des expositions de l'agglomération Bayonne Anglet Biarritz. Il y avait des possibilités en bas, dans la nouvelle zone d'Iraty ainsi que dans les rues des environs.

On a rarement vu une telle affluence dans le quartier. Le cap des 25.000 visiteurs devraient être dépassé ce soir.

Les familles viennent admirer les animaux et prendre part à des rencontres, ateliers, conférences, des dégustations et des repas également, avec les spécialités basques. 800 personnes avaient réservé ce midi pour le repas préparé par les grands chefs du Pays basque.

Le salon ferme ses portes à 22 heures ce dimanche soir mais le marché fermier devrait s'arrêter vers 19 heures.

 
 
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Fanny Avignon
Au salon de l'agriculture paysanne basque, les associations locales ont concouru hier pendant deux heures pour la confection d'un axoa de veau. Ambiance. Johan et Xavier, secondés par Sandrine Etcheberry, ont préparé le concours avec beaucoup de sérieux.

Dix heures venaient à peine de sonner hier, et une file de visiteurs s'était déjà formée à l'entrée de la halle d'Iraty à Biarritz pour le deuxième jour de Lurrama, le salon de l'agriculture paysanne basque.

À l'intérieur, les cuisiniers sont déjà à pied d'œuvre devant leurs fourneaux, une douzaine de tables installées dans la première halle, entre la scène et la buvette. Couteaux, gamelles, légumes, viande : tout est fin prêt pour le concours gastronomique des associations.

Aujourd'hui à Lurrama: Gastronomie et terroir
À 10 h 30, atelier cuisine avec Vincent Poussard et le chef cuisinier Philippe Lafargue de Biarritz, démonstrations tout au long de la journée.

À 13 heures, le repas des chefs cuisiniers du Pays basque, animé par Begiz Begi et Euski Euskal Herriko.

À 15 heures, pressage manuel de pommes et dégustation du jus avec les enfants.

À 16 heures, remise des prix du concours de fromage et démonstration de la fabrication du fromage.

À 18 heures, traite de vache et dégustation du lait.

En continu
Exposition de brebis, bovins et équins, le Village des alternatives, les marchés de produits basques et aveyronnais. Ateliers pour les enfants.

Pratique
Ouverture des portes à 10 heures ; fermeture à 22 heures. Buvette et restauration en permanence.
Entrée : 4 euros ; gratuit pour les moins de 15 ans.
Site Internet : www.lurrama.org/

Au menu, un axoa de veau à préparer en deux heures. Les cuisiniers ne sont pas des professionnels, mais une douzaine d'associations, sportives ou culturelles, représentées par des équipes de deux personnes. Après quelques vérifications de sécurité, le coup d'envoi est donné. Au micro, Andoni Etxarri, membre de Lurrama, présente les concurrents.

Johan et Xavier sont des Landais de 18 et 17 ans. Ils représentent l'association D'Idées, qui promeut les circuits courts et le bien-manger. Xavier doit intégrer une formation de peintre, Johan se destine au bâtiment : participer au concours n'était pas une évidence pour eux, jusqu'à ce que Sandrine Etcheberry, éducatrice spécialisée, le leur propose : « Ils sont dans une démarche d'insertion professionnelle, ce qui peut parfois être pesant, c'est une façon de leur faire découvrir autre chose. » Johan a déjà commencé à tirer les fruits de cette expérience : « Avec la préparation du concours, j'ai pris confiance en moi, et puis ça m'apprend à gérer mon stress. »

À la rescousse des concurrents Plus loin, Emily-Ann, 18 ans, et Ya-Wen, 16 ans, l'une est américaine, l'autre taïwanaise. Elles séjournent pour un an au Pays basque, accueillies par l'association Harathunat, qui a eu l'idée de les inscrire. Car, quelle meilleure façon de découvrir le terroir et la gastronomie locale sinon qu'en mettant la main à la pâte ? Ces dernières sont un peu en retard, émincer le veau prend du temps. D'ailleurs, elles ne sont pas les seules, des volontaires viennent à la rescousse des concurrents, qui avec un hachoir, qui avec des ciseaux.

Hashimoto Meiji, lui, est dans les temps. Sollicité pour faire équipe avec un membre du club de rugby de Nafarroa, il est là pour gagner. Les cuisiniers s'affairent tandis que le public afflue. Petit à petit, les parfums de cuisson des piments, des oignons et de la viande embaument la halle.

Près de deux heures plus tard, le premier prix sera décerné à l'Amicale sportive des boulistes de Bidart. Mais l'essentiel n'est pas là. Pour Johan et Xavier, c'est la satisfaction d'être allés au bout de leur défi. Pour tous, un moment de partage et plaisir autour de la « bonne bouffe ».

 
 
Sud Ouest
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Arnaud Dejeans
Une escale dans le Béarn, un crochet par Ainhoa et une visite historique à Lurrama pour le ministre Stéphane Le Foll a réussi à esquiver les questions qui fâchent lors de sa visite au salon Lurrama, hier après-midi.

Il ne fallait fâcher personne. En acceptant l'invitation des organisateurs du Salon de l'agriculture paysanne du Pays basque, le ministre aurait pu nourrir quelques jalousies : du côté du Béarn d'abord, mais aussi chez les syndicalistes de la FDSEA. Que cela ne tienne. Hier, Stéphane Le Foll a évité toutes les chausse-trappes en remodelant son agenda. Avant de rejoindre la halle d'Iraty en début d'après-midi, où se déroule la septième édition de Lurrama jusqu'à demain soir, le ministre de l'Agriculture a fait une escale sur les coteaux de Vielleségure, chez un éleveur de blondes d'Aquitaine.

De l'autre côté de la frontière invisible des Pyrénées-Atlantiques, une visite chez un producteur de lait de brebis était également au programme. Mais faute de temps, Stéphane Le Foll a rejoint directement des représentants syndicaux de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs au restaurant Oppoka, à Ainhoa, pour un déjeuner express.

Pratique
Le salon de l'agriculture paysanne du Pays basque accueille les visiteurs jusqu'à demain soir. Ouverture des portes à partir de 10 heures aujourd'hui et demain. Démonstrations, animations, projections, restauration, débat, gastronomie et soirées musicales sont au programme. Entrée : 4 euros (gratuit pour les moins de 15 ans). Parking : 750 places gratuites. À la halle d'Iraty à Biarritz. Pour plus de renseignements : www.lurrama.org.

Moins applaudi « Ce fut rapide mais constructif », témoigne le président départemental de la FDSEA, Jean-Jacques Lateulere, qui a pu échanger sur les inquiétudes du moment : plan sécheresse, augmentation du prix des matières premières, aides, etc. Un débat visiblement utile, puisque le ministre s'est engagé à réunir l'ensemble de la filière (producteurs, transformateurs et distributeurs) pour une table ronde nationale le 25 novembre.

Le ministre avale son expresso et file vers Biarritz pour le salon Lurrama. Un moment historique pour les organisateurs, jadis classés parmi les moutons noirs du monde agricole par les autorités. Quelques mètres derrière le ministre, le nouveau préfet, Philippe Rey, suit la cadence. Un représentant de l'État à Lurrama, ça aussi, c'est une première. Mais de là à imaginer la création d'une chambre d'agriculture basque… Stéphane Le Foll avait aussi déminé ce terrain idéologique avant sa venue dans les colonnes de « Sud Ouest » : « Il n'est pas question d'anticiper ce débat. »

L'accueil du ministre par un ambassadeur du fromage Ossau-Iraty a permis de réchauffer l'atmosphère. Mais les producteurs du salon Lurrama ne pouvaient pas laisser passer leur chance. Et ils ont profité du conventionnel tour de salon et des serrages de mains pour passer quelques messages : « Est-ce que vous trouvez normal que je ne puisse pas me servir de mes propres semences sans payer de taxes ? » demande un producteur de maïs de Bussunarits.

Pas de quoi enlever le sourire au ministre qui a fait admirer sa connaissance des bêtes : « Les Montbéliardes sont des vaches à fort caractère », lance-t-il à un éleveur de Saint-Martin d'Arrosa qui rétorque : « C'est comme nous, les Basques. Nous sommes têtus, mais nous savons ce que nous voulons. » Le ministre a profité de son passage éclair pour intervenir sur le débat sur la Politique agricole commune (PAC). Un discours qui a été beaucoup moins applaudi que celui du président d'EHLG, Mixel Berhokoirigoin. Stéphane Le Foll s'en doutait : « C'est toujours plus difficile d'applaudir un ministre. » De quoi laisser un goût amer ? Un berger répond à la place du ministre, déjà en route pour l'aéroport : « Nous ne sommes pas d'accord avec tout ce qu'il dit. Mais sa présence au salon est quand même un signe positif ».

 
 
Sud Ouest
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Arnaud Dejeans
L'avantage de transférer la campagne à la ville, c'est qu'elle peut se déguster à l'abri. Le salon de l'agriculture paysanne du Pays basque, Lurrama, accueille des milliers de visiteurs depuis hier à la halle d'Iraty.

Démonstrations de fabrication de fromage ou de tonte de brebis, dégustations, gastronomie, conférences, débats. Les enfants et les parents peuvent profiter de cette septième édition jusqu'à demain soir, dimanche.


 
 
Gara
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Arantxa Manterola
Eguraldi kaskarra ez zen aitzakia izan atzo Lurramara inguratu nahi zuenarentzat. Izan ere, Biarrizko Iraty aretoaren azpiegiturak aterpe ederra eskaintzen du denentzat, bai kabalentzat, bai beren ekoizpenak saltzen dituzten laborarientzat edota bisitarientzat.

Atzokoan nabarmena zen haur txikien presentzia. Ipar Euskal Herriko ikastetxeez gain, inguruko lurraldeetatik ere bertaratu ziren beraientzat bereziki bideratua den egunean. Orotara, 1.600 bat ikasle berriro ere aho bete hortz geratu ziren behiak, euskal txerri-ama bere txikiekin, ahateak edo zaldiak ikusterakoan.

Ez hori bakarrik, beraiei zuzendutako tailer pedagogiko eta jolas andanarekin ere ederki gozatu zuten erakustazokaren zazpigarren edizioan.

Bisitarien artean, urtero bezala -batez ere ekimena sustatu zuen Euskal Herriko Laborantza Ganberak (EHLG) Estatuko administrazioarekin izandako liskarrak amaitu zirenetik-, joera askotariko hautetsik parte hartu zuten inaugurazio ekitaldian.

Nabarmena izan zen sozialisten presentzia, nahiz eta beste alderdietakoak ere bertan ziren. Hala, besteren artean, Frantxua Maitia Akitaniako lehendakariordea, Colette Capdevielle eta Sylviane Alaux diputatuek hartu zuten hitza, Didier Borotra Biarrizko auzapezaren ondotik. Guztiek beren sostengu irmoa ekarri zioten Lurramari eta, horrekin, bultzatzen duen laborantza motari, hots, ingurumenaren, laborarien eta kontsumitzaileen errespetuan diharduen nekazaritzari.

Ildo berean, Koldo Lizarraldek, Gipuzkoako Foru Aldundiko Nekazaritza zuzendariak, «hizkuntza ez ezik, ama lurrarekiko filosofia berbera partekatzen» dutela adierazi zuen, eta jarraian «globalizazioaren gezurrari erantzunez, elikadura subiranotasunaren aukera» garatzeko premia nabarmendu.

Aurtengo gonbidatua Aveyron departamendua izan da. Bisitariek bertako laborantzaren berezitasunak, ekoizpena eta baita ere arazoak ezagutzeko parada izango dute igandera bitartean.

Ezagutza ofiziala
Arratsaldean Stephan Le Foll Laborantza ministroaren bisita jaso zuen Lurramak, bere alderdiko diputatuek goraipatu zuten bezala, «bere presentziarekin halako ezagupen ofiziala emanez, bai erakustazokari baina baita EHLGri ere».

Ministroak mahai-inguru batean hartu zuen parte, Mixel Berhokoirigoin EHLGko lehendakariarekin, Jose Bove eurodiputatuarekin eta Aurelie Trouve ATTAc-eko buru eta Lurramaren aurtengo ama pontekoarekin batera.

Datorren urtean eztabaidatzen hasiko den Europako Nekazaritza Politika Bateratua izan zuten hizpide, eta zehazki, bertan finkatuko diren diru-laguntzen banaketa nolakoa eta zer motako laborantza eta elikadura sustatzeko izango den.

 
 
Berria.info
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Nora Arbelbide
Aniztasunaren hainbat definizio Stephane Le Foll Frantziako Laborantza ministroa Lurrama azokan izan da; Euskal Herriko laborantza gertutik aurkeztu diote
Laborantza Politika Bateratua izan dute aipagai arratsaldeko mahai inguruan
Stephane Le Foll Frantziako Laborantza ministroaren bisitarekin hasi da Lurrama azoka. Hasieran pentsatu baino denboraldi laburrago batentzat etorri da Euskal Herrira. Tarte horretan, Biarnoko baserri bat bisitatzeko deia egina izan baitzion FDSEA sindikatuak. Lurrama bera ELB sindikatuak bultzatzen du.

Baina ministroa etorri zen, eta azoka bisitatzeaz eta hitza hartzeaz gain, bertakoen aldarrikapenak entzun zituen. Hitzalditik landa, ELBkoekin bildu zen, eta bilkura hori, uste baino luzeagoa izan zen. Dosier guztiez hitz egin ahal izan zuten, dela ardi esnearen saileko zailtasunez, dela etxaldeko laborantzaz —hitz horren gibelean denetarik dagoenez, hitz hori babesteko eskatu zuten—, dela etxalde ttipien gaiaz. Eta dosier horiek ministerioan Frantzia mailan aztertuko direla ulertarazi zuten atzo. Ate bat ireki zela zioen Maryse Cachenault Lurramako presidenteak, nahiz eta ikusi beharra den nolakoa izanen den oraindik.

Eta, funtsean, ministroak Lurraman egin bisitarekin berarekin, horren gibelean, Euskal Herriko Laborantza Ganbera zuen ezagutu. Lurramaren kontzeptua, mamia, Euskal Herriko Laborantza Ganberatik baitator. Hitzik ez zuen erran zehazki horretaz, baina denek ulertu zuten. Eta kontua ulertu ez zuenarentzat, aste honetan Sud Ouest egunkariari eskaini elkarrizketan argitu zuen: «EHLGk bere leku osoa du eztabaidan eta paisaian». Alde horretatik ere, bisitak indar politiko handia hartu zuen.

«Aldaketa orain da!», adierazi zuten Frantziako presidentetzarako kanpainaren denboran sozialistek. Eta eslogan hori bera entzunarazi zion Lurramaren partetik Jon Harluxet laborariak, ministroa Lurramako merkatuaren itzulia egiten ari zenean, eta ekoizleak agurtzen eta haien mozkinen dastatzen. Etxeetako hazien ereiteko eta partekatzeko eskubidea ukaiteko legea aldatzeko eskatu zion. Baina hark erantzun zion gauzak ez direla hain errazak.

Behin eta berriz zehaztu zuen kontu hori, aniztasunaren alde dela errepikatu zuen bezala. Ulertarazi nahi izan zuen ministro kargutik garai hauetan, bereziki Laborantza Politika Bateratua negoziatzen ari direla eta —hori da aurtengo Lurramaren gaia— negoziazio hori ez dela samurra. Berarentzat zenbait puntu garrantzitsu daudela azaldu zuen, halere: politika bateratu berrian, hazkuntza defendatzea beharrezkoa izanen da, horretan baitaude enplegu gehienak, eta baita hektareei lotu laguntza antolatzea ere, hektarea gutxiago dituztenak ez daitezen baztertuak izan.

Nolako laguntza banaketa, nolako laborantza eta elikadura politika motarentzat? Galderaren inguruan antolatua zuten atzo arratsaldeko mahai ingurua, eta horretara gomitatua zuten ministroa, Jose Bove eurodiputatua, Aurelie Trouve ekonomista eta aurtengo Lurramaren ugazama eta Mixel Berhokoirigoin EHLGko presidentearen ondoan. Bostehun bat lagun hurbildu ziren horren entzutera.

Ministroak azaldu zuen gaur egun existitzen diren laborantza modeloen ezagutzan gaudela. «Antolatzeko dauden aukerak, diren zirkuitu luze, laburrak... Aniztasuna antolatzea da kontua. Etxalde bakoitzak aurki dezan bere irtenbidea. Ekonomia eta ekologia elkartu, eta bien artean dinamika bat sor daitekeela erakustea ere bada ideia».

Merkatua kudeatu beharra

Mixel Berhokoirigoin EHLGko presidenteak xehetasunak emateko eskatu zion, ministroak, etxalde ttipiak lagunduko dituztela aipatua bazuen ere, zifrarik ez zuelako jakinarazi. Eta hori baino urrunago ere, korapilo garrantzitsuena nabarmendu zion Berhokoirigoinek: «Merkatuak berriz kadratu behar dira. Merkatua kudeatzeko tresnak jarri martxan, stockak kudeatzerakoan, ez gaitezen merkatu librearen, elikadura espekulazioaren menpe izan. Bestela, aniztasuna, oihanaren legearen menpe baldin bada, lodienak ttipiena jan dezake».

Orduan, errefera eman zion ministroak, baina salako esku zartengatik, lehenik isildu behar izan zuen: «Errazagoa da lider sindikala txalotzea, ministroa baino. Hark zerbait baieztatzen duelako». Ministroak ihardetsi zien Erroman izan berri zela, Elikadura eta Nekazaritza Erakundean, eta han, munduko hainbat ministrorekin zuela hitz egin, eta lana ez dela erraza ulertarazi: «Saiatuko gara aitzinatzen. Baina gauza bat da txaloak sortzen dituen ideia defendatzea, eta beste gauza bat da ideia hori plantan jartzea; horretan datza txalotua den norbaiten eta laborantza ministroaren arteko ezberdintasuna».

Miarritzen egonkorturik

Bigarren aldia du Lurramak Miarritzeko Irati aretoan; iazko berritasuna sustraitu da aurten

Lehen bost ekitaldiak Baionan iragan eta, iaz Miarritzen jarri zen azoka, aireportu ondoan, Irati aretoan. Lehen urtean berean leku egokia zela ohartu ziren bai antolatzaileak, bai bisitariak, eta aurten azoka sustraitua agertu da. Sala ederraren dirdirak eta kabalen arteko oreka atzemana dute. Eta bereziki, kanpoko euriak ikusirik, denak kontent barneko goxotasunarekin.

Gaineratekoarentzat, usaiako formularekin segitu du azokak. Kasik 500 bat laguntzailek xutik atxikitzen dute. Kabalen erakustaldi, bazkari, afari, mahai inguru, film eta ardi mozte, sagar tinkatze eta beste aldizkatuko dira azokan.

Merkatuak ere betiko arrakasta du. Orotara, 73 bat saltzaile aldizkatzen dira hiru egunean, egun bakoitzean berrogei bat dira denetatik saltzen. Aveyrongoak tarteko, Aveyron baita lurralde gomitatua aurten.

Jogurt, gasna, ezti, xingar... Tokiko ekoizleentzat erakusleiho paregabea da Lurrama. Haien artean, Jokin Zaldunbide senda belarren ekoizlea da. Hasi berria da, eta duela hilabete bat hasi da senda belar saltzen. Hortaz, Lurrama «publizitatea egiteko gune paregabea du». Saltzeko ere balio duela argi du Eztitxu Sabarotsek. Fruituak ekoizten ditu, zuku eta erreximenta gisa. Hasieratik parte hartu du Lurraman, eta biziki gustukoa du, bereziki «kontsumitzaileekin lotura zuzena egiteko», lekuko mozkinak defendatzeko, eta baita Lurramak duen filosofiarekin bat egiten duelako.

Eta atzokoari dagokionez, alde guztietako hautetsien sostengua berretsi zuen eguerdiko estreinaldi ofizialaren ondoan, haurrak izan ziren protagonista nagusiak. Orotara, 1.600 haur joan ziren inguruko ikastetxeetatik. Dela ingurumenaz, dela gustuaz, uraz, ereiteaz, hainbat tailer proposatu zizkieten. Lurramakoei inportantea baitzaie herri laborantza eta laborantza iraunkorraren oinarriak ahal bezain goizik ulertaraztea. Hori bai, beti bezala, kabalen erakustaldiak lortu zuen arrakasta handiena.

Ahate, ardi, behor, garaño eta bestek betiko ilusioa sortzen dituzte, baita kabalen mundua hain arrotza ez zaien haurrengan ere. Senpereko ikastolako haurrak, adibidez, dena irri eta begi zabal egon ziren haien begira. Beronika Zamora andereñoak esplikatu zuen lehen aldiz etortzen zirela Lurramara, urte osoan lan berezi bat daramatelako baratzea oinarri. Lehen ateraldi gisa zuten Lurrama, «girotze gisa, baitakigu zer garrantzi duen Lurramak». Pena, haatik, ikustean kabalen erakustaldi komentatuan kasik bakarrik frantsesez mintzo zirela aurkezleak. Haietako batek zehaztu zuen euskaraz ari direlarik haur gehienak lekutzen direla, eta besteak, berriz, «hemen Miarritzen gara»... Arratsaldean, berriz, euskara gehiago sartu zuten.

Igande arte, lehen aldiz, egunero Donibane Garaziko Frantsesenea lizeoko ikasleak erreportajea egiten ariko dira, Kanalduderekin. Eta gaur 20:00etan eta bihar 13:00etan berri sail berezia eskainiko dute; Lurraman berean ikusten ahalko da, eta baita zuzenean Interneten bidez, www.kanaldude.tv webgunean.

 
 
Sud Ouest
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Arnaud Dejeans
Le Pays basque a déjà vu passer la célèbre moustache de José Bové. Mais la visite du vice-président de la commission Agriculture et développement rural au Parlement européen au salon Lurrama est une première. L'occasion d'entendre ce défenseur d'une agriculture paysanne, qui participera aujourd'hui à 15 heures au débat sur « la répartition des aides européennes ».

« Sud Ouest ». Comment interprétez-vous la visite du ministre de l'agriculture, Stéphane Le Foll, une première depuis la création du salon de l'agriculture paysanne au Pays basque ?

José Bové. C'est un signe positif, car c'est la reconnaissance du travail effectué depuis des années par les organisateurs EHLG (NDLR : Euskal Herriko Laborantza Ganbara). C'est aussi une façon de légitimer une agriculture paysanne et respectueuse très présente au Pays basque. Car ici, les atouts sont nombreux avec la diversité et la qualité des productions.

Mais les petites exploitations sont-elles suffisamment armées pour affronter les enjeux de demain avec la mise en place de la nouvelle Politique Agricole Commune qui sera votée l'an prochain au Parlement européen ?

Aujourd'hui, il est clair que c'est le modèle des grandes exploitations qui est privilégié. 80 % des aides européennes sont distribuées à 20 % des agriculteurs. Mais nous nous battons au Parlement pour que les petites structures, dès le premier hectare, puissent être aidées. Cela pourra se faire si les aides sont plafonnées pour les très grosses exploitations. Le « verdissement de la PAC », qui mettra l'accent sur les pratiques respectueuses de l'environnement, va dans ce sens.

Les AMAP (Association pour le maintien de l'agriculture paysanne) qui fleurissent sur la Côte basque ont parfois du mal à trouver des producteurs dans un rayon proche. Un mauvais signe ?

C'est la preuve qu'il faut encore développer des outils pour aider les nouveaux agriculteurs à s'installer. Et je ne pense pas qu'aux jeunes. Il faudra élargir le système à tous ceux qui se lancent dans l'aventure suite à une reconversion professionnelle, sans limite d'âge. L'autre enjeu principal, c'est le foncier. Les communes doivent cesser de bétonner les terres agricoles. L'équivalent d'un département agricole disparaît tous les 7 ans en moyenne en France alors que le chiffre était de 10 ans il y a quelques années seulement.

C'est un des arguments forts des agriculteurs basques qui se mobilisent contre le projet de construction d'une nouvelle voie ferroviaire.

Je soutiens leur combat car ce projet allait encore dévorer des hectares de terres agricoles. Mais vu l'état des finances du pays, je crois qu'il va être abandonné. C'est une bonne nouvelle pour l'agriculture.

Le salon Lurrama ouvre ses portes aujourd'hui à partir de 9 h 30 à la Halle d'Iraty (Biarritz). Jusqu'à dimanche.


 
 
Kazeta.info
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Lurrama urriaren 19tik 21era iraganen da Miarritzen. Bigarren urtea da laborantxa saloina Iratiko erakus-azokan antolatzen dutela. Egitaraua aberasteko parioa egin dute antolatzaileek. Aurten Aveyron eskualdea ohorean ezarriko du saloinak. Tokiko laborantza, kalitatezko mozkinak eta gastronomia ezagutzeko parada izanen da. Ostiralean 1 600 haur hurbildu dira saloinat. Idekiera ekitaldian, besteak beste, Miarritzeko auzapeza Didier Borotra, Jean Jacques Lasserre senataria, Sylviane Alaux eta Colette Capdevielle parlamentariak, Koldo Lizarralde, Gipuzkoako Foru Aldundiaren Nekazaritza saileko burua, Baionako Merkatal eta industria Ganberako-eko lehendakari ordea, Pantxoa Bimboire izan dira. Haien aurrean mintzatu da Aurélie Trouvé, Attac elkarteko  lehendakaria. Bera baita 7. edizio honen gazama edo amabitxia. ( Xehetasun guztiak: www.lurrama.org ).

2012ko Lurrama saloinak "PAC iraunkor eta herrikoi baten alde" gaia jorratuko du. Hain zuzen ere, Europako Batasunak aitzineratu laborantza politika erreforma negoziatzen hasi den unean euskal laborarientzat berebiziki garrantzia duen gaiari buruz eztabaida antolatua izan da.

Saloinak gaur zabaldu ditu ateak eta arratsaldean antolatu mahainguruan gonbidatu berezia bada. Stéphane Le Foll Frantziako Laborantza ministroa PAc erreformari buruz mintzatzera etorri baita. Eztabaidan Aurélie Trouvé, ATTAC-eko lehendakaria eta 7. saloina honen gazama, Mixel Berhokoirigoin, Euskal Herriko Laborantza Ganbarako lehendakaria eta José Bové, eurodeputatua, izan dira.

Hain zuzen ere, Boveren sorterria, Aveyroneko eskualdea, ohorean ezarriko du Lurramak. Saloina idekirik den hiru egunotan, bertako hazleek ekarritako kabalak ikusteko, laborariek ekoiztutako mozkinak erosteko eta, bistan dena, Aveyroneko gastronomia jaztatzeko parada izanen dute Irati erakustazokara hurbilduko diren milaka lagunek.

Aveyroneko kabalak baitaere
Orotara 100 bat abere erakutsiko dituzte Lurrama erakustazokan. Gure baserrietako kabalen ondoan, aurten Aubrac arrazako behiak, Lacaune ardi esnedun arrazakoak, edo Erdialdeko Mendiguneko behi xuriak ikusiko ditugu. Ayveronetik helduak diren kabalak dira, bistan dena.

Ber maneran, bihar, larunbatarekin, ardi esne sailari buruz antolatu eztabaidan (14.00etarik 15.00etara) presente izanen dira Aveyroneko ordezkariak. Egun berean, 18.00etan, saloinako amabitxiak liberalizazio politikek laborariei sortu dizkien kalteei buruz mintzatuko da. "Merkatuak berreskuratu" du izenburu ingeniari agronomo eta ekonomia doktorea den Aurélie Trouvek eskainiko duen mintzaldia.

Bi munduen arteko topaketa
Lurrama saloinak laborantza eremuan bizi diren jendeen eta hirietako biztanleen arteko topaketa ahalbideratzen du. Haurrek, ohikoa denez, nunbre handian joanen dira kabalak ikustera eta beraientzat antolatu tailerretan sarritan ezezagun duten mundua hobeki ezagutzeko parada izanen dute. Hartara, 1600 haur hurbilduko dira lehenengo egunean Iratiko erakus-azokara.

Herriko mozkinak denon eskura
Lurrama azoka bada ere. Arramoldatze tipi batzuk egin dituzte aurten saltokien antolaketa hibetzeko. Orotara 60 bat laborarik haien mozkinak eskainiko dituzte. Euskal Herriko AOP sormarka dezberdinekin Lurramak eginen duen lana azkartuz, ohiko gazna xapelketa egiteaz gain Ezpeletako biperrari dagokion lehiaketa ere antolatua izanen da aurtengo azokan.

Laborantzaren fruituak mahainean jastatzeko aukera zabala bada Lurrama azokan. Ate idekitzeko bazkaria Donibane Garaziko hostalaritza lizeoko ikasleek pretatu eta zerbitzatuko dute, Duzunaritzeko Gamia jatetxeko Bruno Jauteguiberry sukaldaritzaren laguntzarekin. Ostiral gauean Aveyroneko afaria izanen da. Miarritzeko hostalaritza eskolako ikasleek prestatu eta zerbitzatuko dute. Avironeko laborariek laguntzaz, besteak beste aligot tradizionala tokian bertan egina da.

Sukaldaritza xapelketa
Urriaren 20an, sukaldaritza xapelketaren ordua izanen da. Euskal Herriko elkarteer zabalduriko xapelketa da eta aurten prestatu beharko duten erezeta axoa da. Gauean zikiro gaua izanen da.

Azkenik, igandean, Euskal Herriko izen handiko 16 sukaldarik eta 6 gozogilek tokiko eta kalitatezko produktuak baliatuko dituzte bazkaria ezin hobeagoa proposatzeko.

 
 
Le Journal du Pays Basque
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Giuliano CAVATERRA

Stéphane Le Foll, le ministre français de l’Agriculture n’a pas fait de grandes annonces lors de sa visite au salon de l’agriculture paysanne Lurrama, hier à Biarritz. Venu honorer une promesse, faite alors qu’il n’était pas encore ministre, il a par sa présence, la première d’un ministre à Lurrama, offert une reconnaissance au travail mené par Euskal Herriko Laborantza Ganbara (EHLG). Signe supplémentaire de cette reconnaissance : la présence du préfet des Pyrénées-Atlantiques. celui qui autrefois intentait des procès contre EHLG et son président Michel Berhocoirigoin a échangé hier une poignée de main avec ce dernier qui lui a souhaité la bienvenue. Outre le ministre, le salon a pu compter hier sur la présence nombreux élus dont six parlementaires (quatre élus au parlement français et de deux au parlement madrilène), de conseillers généraux et régionaux, d’une délégation de la diputacion de Gipuzkoa et l’eurodéputé José Bové d’EELV.

Le ministre a pris brièvement la parole à la table ronde organisée sur le thème “Quelle répartition des aides pour quelle politique agricole et alimentaire ?”. Sans entrer dans le débat par manque de temps il a expliqué sur quels axes il allait rentrer dans la négociation de la nouvelle Politique Agricole Commune (PAC). Stéphane Le Foll a souligné à plusieurs reprises qu’il n’était pas seul autour de la table de négociation et que s’il fallait “être ambitieux, il faut être aussi prudent et prêt à faire des compromis”. D’emblée il a évoqué le budget “car sans budget pas de politique” et pour lui “ce n’est pas gagné” rappelant que certains pays ne sont pas favorables à une aide communautaire à l’agriculture”.

Dans la négociation qui s’ouvre le ministre va défendre quelques grands principes comme la défense de “la diversité des agricultures”. Pour lui la “diversité est au cœur de la négociation”. Il souhaite aussi que le lien se fasse entre les “questions économiques, écologiques et environnementales”. “Ces questions ouvrent des perspectives importantes” pour le secteur selon Stéphane Le Foll qui souhaite aussi éviter une trop grande disparité de revenus entre agriculteurs.

Michel Berhocoirigoin, président d’EHLG, lui suggère des pistes en lui demandant d’obtenir le plafonnement de certaines aides. Le paysan qui a noté avec une certaine satisfaction une partie des engagements du ministre, lui demande aussi de faire en sorte que “les marchés soient recadrés”. “Les agriculteurs ne doivent pas être dépendants des marchés privés, de la spéculation” notamment sur les céréales. Applaudissements nourris de la nombreuse assistance. “Il est plus facile d’applaudir le syndicaliste que le ministre” s’amuse M. Le Foll. “On va essayer, mais là aussi il y a d’autres pays” ajoute-t-il indiquant avoir eu une réunion au siège de la FAO à Rome. Lors de cette réunion il a constaté que sur ce sujet certains pays comme les Etats-Unis n’étaient pas sur cette longueur d’onde.

“Au Pays Basque on a du caractère” Avant sa prise de parole publique le ministre a fait un petit tour du salon. Entouré d’une nuée de journalistes, d’élus, de hauts fonctionnaires et de gardes du corps, il s’est plié à l’exercice serrant des mains et échangeant trois mots avec  les producteurs. Des militants brandissaient des affichettes sur lesquelles on pouvait lire “semences paysannes”. Jon Harlouchet représentant des agriculteurs bio d’aquitainea d’ailleurs apostrophé le ministre sur cette question. Les agriculteurs bio voudraient en effet que le ministre abroge la loi qui leur impose de payer des taxes aux semenciers lorsqu’ils ressèment.
“Applaudissez le ministre” appelle au micro un agriculteur en train de commenter un défilé d’animaux pour les nombreux enfants présents (plus de 1600 hier). le ministre reconnaît la vache en train d’être présentée “c’est une Montbéliarde” indique S. le Foll “c’est une vache qui a du caractère” ajoute-t-il. “Comme elle au Pays Basque aussi nous avons du caractère, nous sommes têtus” lui réplique l’agriculteur.


 
 
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Stéphane Baillet
Lurrama signifie "Terre Mère" en basque. Il était donc tout naturel que rendez-vous entièrement dédié au terroir local embrasse ce nom chantant. Pendant trois jours, la vitrine de l’agriculture paysanne et durable, des produits et de la gastronomie du Pays Basque s'installe de nouveau pendant trois jours, les 19, 20 et 21 octobre à la Halle d’Iraty de Biarritz.

Dans un espace de 8.000 m², le visiteur pourra découvrir les animaux de la ferme, les races locales et assister à de nombreuses démonstrations, débats et autres conférences. Créé en 2006 par l'association Euskal Herriko Laborantza Ganbara, Lurrama s’est fixé pour mission de mettre en valeur les paysans et consommateurs respectueux de la nature, de réfléchir aux intérêts de l'agriculture paysanne et durable, et de défendre la création d'un centre de décision agricole spécifique au Pays basque.

Traite de vache et dégustation du lait, tonte de brebis, fabrication de fromage, pressage de pomme et dégustation du jus sont autant de rendez-vous prisés des familles. Les plus engagés ou concernés assisteront quant à eux aux débats et projections proposés pour illustrer les thèmes d'actualité. Enfin, un espace permettra au visiteur de faire ses courses au sein du marché fermier et rencontrer les producteurs.

Côté gastronomie, plus de 23 chefs seront à Lurrama pour animer des ateliers de cuisine gratuits et proposer des repas. Enfin, les concours gastronomiques de fromage AOP Ossau-Iraty et de piment d'Espelette AOP révèleront leurs gagnants au salon biarrot.

Les enfants ne seront pas en reste puisque le salon leur a concocté sept ateliers pédagogiques ainsi qu’un espace gratuit avec des nombreuses animations sur des différents thèmes : gestes écologiques quotidiens, alimentation, accès et respect de l'eau, tri des résidus….

 Stéphane Le Foll, Ministre de l'Agriculture, est attendu pour la conférence "Quelle répartition des aides pour quelle politique agricole et alimentaire ?" avec la participation de José Bové qui aura lieu le vendredi 19 octobre à 15h.

 

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